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Les syndicats dressent un tableau sombre de la situation des travailleurs

Les syndicats dressent un tableau sombre de la situation des travailleurs 1

Les syndicats dressent un tableau sombre de la situation des travailleurs

Le Tchad à l’instar des pays du monde célèbre le 1e mai 2017, la journée internationale du travail. Les deux grandes centrales syndicales, l’Union des Syndicats du Tchad  et la Confédération Libre des Travailleurs du Tchad  ont célébré cette journée respectivement au stade de Paris-Congo dans le 6e arrondissement et à la Place de la nation dans le 2e arrondissement.

Les thèmes  de la fête de travail 2017 sont choisis en raison de la crise financière que traverse le pays. Si la Cltt se veut conciliateur en optant pour le dialogue en plaçant  la célébration sous le thème« un dialogue constructif pour un travail décent pour une paix sociale durable », l’Ust a pour sa part mis en exergue la condition des « travailleuses et travailleurs face à la crise socio-économique et financière ».

« Le travailleur tchadien est à bout de souffle malgré ses efforts afin d’apaiser sa situation. Il est contrarié par le gouvernement qui lui coupe la moitié de salaire et lui interdit d’aller en grève », précise Brahim Ben Seid, SG de la Cltt.

Par ailleurs, le vice-président de l’Ust Younous Madhir a dans son allocution demandé aux Tchadiens de ne pas se voiler la face sur les causes de la crise socio-économique que traverse le Tchad. Pour lui « Cette crise est la cause de la mauvaise gouvernance. Tant que les intellectuels n’acceptent pas de faire le sacrifice, le Tchad ne pourra pas sortir de ce fléau ».

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 Pour le Ministre de la fonction publique, de l’emploi et du dialogue social Abdelkrim Seid Bauche, le gouvernement, soucieux de la situation des travailleuses et travailleurs a toujours privilégié la concertation et le dialogue en vers toutes les organisations d’employeurs. « Notre attachement à la justice sociale et au travail nous oriente constamment vers une concertation permanente avec les partenaires sociaux en vue de trouver des solutions multiples aux défis qui se dressent chaque jour devant nous », affirme le Ministre.

Les deux centrales ont demandé au gouvernement d’abroger la loi n° 032/PR/ 2016 portant règlementation du droit de grève dans le secteur public. La Cltt a produit un cahier de revendications axé sur 40 points et l’Ust  a présenté un cahier de doléances de 45points.

Nguelsou Balgama et Miguerta Djiraingué, stagiaires