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Laoukein Kourayo Médard: « Ce qui se passe…n’est autre chose qu’un coup d’Etat »

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Au lendemain de l’inhumation du président Idriss Déby Itno, décédé d’après l’état-major général des armées des suites de ses blessures lors des affrontements avec les éléments du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (Fact), le président national de la Ctpd Laoukein Kourayo Médard appelle « la junte militaro-clanique » qui assure la transition de lâcher le tablier.

C’est sa première prise de parole après le décès du Maréchal du Tchad Idriss Déby Itno et les événements qui ont suivi cette mort tragique. Mais pour lui, dans ces circonstances, il faut tout d’abord respecter la mémoire du défunt et lui rendre l’ultime adieu « avant de dire quoi que ce soit ».
Pour le président national de la convention tchadienne pour la paix et le développement (Ctpd), Laoukein Kourayo Médard Ce qui se passe après le décès de Déby n’est autre chose qu’un coup d’Etat. « Nous insistons auprès de cette junte militaro-clanique de transition de lâcher purement et simplement le tablier afin qu’ensemble nous puissions chercher les voies et moyens pour sortir notre cher pays de l’ornière », précise-t-il.
D’après lui, ce Conseil militaire de Transition qui est composé d’un escadron des généraux ne peut en rien concourir à une transition digne de ce nom, moins encore à une paix véritable. « Nous ne voulons plus retomber dans le bourbier où les militaires ont plongé notre pays après un coup d’Etat d’avril 1975 avec la création du Grofat – Groupe d’officiers de l’armée nationale tchadienne- qui est devenu par la suite le Csm – Conseil supérieur militaire- avec tout son cortège de malheurs qui nous affectent qu’aujourd’hui », prévient le président national de la Ctpd qui rappelle que la place de l’armée est dans les casernes et son rôle principal est la défense de l’intégrité territoriale et la lutte contre le terrorisme. « Nous disons non à la monarchisation du Tchad, à la militarisation clanique de nos institutions et au cannibalisme constitutionnel. Mais nous disons oui au retour à l’ordre constitutionnel, à une transition consensuelle et à un dialogue national inclusif regroupant toutes les composantes politico-sociale de l’intérieur y compris la diaspora et les politico-militaire sous la supervision de la communauté internationale pour jeter les bases d’une vraie démocratie en vue d’un véritable développement », a-t-il clarifié.
Dans un élan de solidarité nationale, le président national de la convention tchadienne pour la paix et le développement présente ses condoléances aussi bien au peuple tchadien qu’à la famille biologique du Maréchal Idriss Déby Itno.

Stanyslas Asnan