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Grève des agents des impôts pour revendiquer des produits des amendes et pénalités

Grève des agents des impôts pour revendiquer des produits des amendes et pénalités 1
Les agents des impôts de N’Djaména ont organisé ce mercredi 18 novembre 2020 devant leur direction un sit-in pour réclamer les produits des amendes et pénalités.
Le renvoie des agents des impôts des directions des grandes entreprises et des petites et moyennes entreprises de la cité du commandant Lamy est le goute d’eau qui a fait déborder le vase.
Ces agents qui étaient mécontents de voir les amendes et pénalités qui étaient de 40%, diminuées à 10% en mars 2019 réclament aujourd’hui les 100% de la rétrocession comme promis. « En 2004 comme dans tous les pays du monde, les amendes et pénalités sont rétrocédées pour simuler la bonne volonté des agents à bien accomplir leurs tâches. Et le gouvernement tchadien a rétrocédé à 40% des amendes et pénalités à la direction générale des impôts. Ce qui marchait correctement et avec la promesse que chaque année on pouvait ajouter 5 à 10% pour arriver à 100% des rétrocessions, puisque ces amendes et pénalités ne sont pas budgétisées », précise Mbaïramadji Ngarmadi, chargé des revendications de la section syndicale des impôts du Tchad.
Bien qu’il y a parfois le retard, ces agents reçoivent les produits de ces amendes et pénalités. Mais curieusement, déplore le chargé de revendication, « le 29 mars 2019, le ministre sortant a d’une manière unilatérale pris un décret no 316 du 27 mars 2019 pour ramener le taux de rétrocession qui était de 40%  à 10% ».
Face à cette situation, ils réclament aujourd’hui la totalité des produits des amendes et pénalités comme promis.
« Nous réclamons cette fois-ci la rétrocession de 100%  de ces produits des amendes et pénalités. C’est dans le cadre d’un partenariat syndicat-ministère des finances que nous avons de commun accord trouver cette possibilité de signer cet accord qui donne les 40% et avec une prévision de faire des augmentations pour arriver à 100%. Mais subitement un ministre se lève un beau matin pour réduire cela à 10%. Cela est vraiment honteux », déplore Mbaïramadji Ngarmadi.
 En plus, poursuit-il, « nous avons constaté que la direction générale de la police judiciaire renvoie les agents des impôts des directions des grandes entreprises et petites et moyennes entreprises de la cité du commandant Lamy pour y installe ses antennes ». Une situation inadmissible pour ces agents.
La direction générale des impôts n’a pas un bâtiment digne de ce nom au Tchad. Dans un bureau de près de 4 mètres carrés, on peut y voir plus de dix agents. « Nous vivons dans une poubelle comme des cafards », s’indigne le chargé des revendications de la section syndicale des impôts du Tchad qui en appelle à l’intervention personnelle du Maréchal du Tchad.
Stanyslas Asnan