Le gouvernement Tchadien fixe de nouvelles règles pour le secteur pétrolier : à partir du 1er janvier 2026, toutes les sociétés pétrolières et leurs sous-traitants opérant sur le territoire national devront appliquer la Convention collective-type de branche, une mesure qui vise à garantir des conditions de travail améliorées et à protéger les droits des employés.
Cette réforme majeure, actée par l’arrêté conjoint n°013 du 25 novembre 2024, vise à instaurer un cadre de travail harmonisé, juste et protecteur pour les employés de ce secteur névralgique. « Cette initiative est essentielle pour garantir des conditions de travail décentes dans un secteur aussi stratégique que le nôtre », souligne la ministre du Pétrole, des Mines et de la Géologie, Ndolénodjlalixe Naïmbaye.
Afin d’éviter toute rupture brutale, les autorités ont accordé un moratoire de douze mois aux entreprises. La ministre a précisé : « Ce délai de grâce doit permettre aux opérateurs et à leurs sous-traitants d’engager les négociations internes nécessaires à la mise en œuvre effective des nouvelles dispositions ».
La ministre Naïmbaye a été très claire sur un point crucial : l’application de cette convention ne doit en aucun cas servir de prétexte pour réduire les acquis des travailleurs. « Aucune disposition ne saurait être interprétée de manière à remettre en cause les droits et avantages déjà acquis par les employés », précise la note circulaire du ministère.
Une mission gouvernementale sera envoyée pour suivre l’avancement des négociations et s’assurer que les entreprises respectent les obligations conventionnelles. « Nous voulons un dialogue constructif, mais nous veillerons à ce que les engagements soient respectés », a ajouté la ministre Naïmbaye.
À compter de janvier 2026, la Convention constituera la base légale pour fixer les grilles salariales et encadrer les relations de travail. Le ministère avertit que tout manquement à son application sera considéré comme une violation du droit du travail et exposera les contrevenants à des sanctions. « Le respect de cette Convention n’est pas optionnel », a rappelé la ministre, « et nous utiliserons tous les moyens légaux pour garantir son application. »



