À l’occasion de la Journée mondiale « Zéro Discrimination », célébrée ce 1er mars 2026, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a lancé un appel solennel à la mobilisation collective contre toutes les formes d’exclusion au Tchad.
Dans un communiqué rendu public ce dimanche et signé par son président, Belngar Larme Jacques, l’institution rappelle que la discrimination, « qu’elle soit fondée sur le sexe, l’origine sociale ou ethnique, le handicap, l’état de santé, la religion ou toute autre situation, constitue une violation grave des engagements nationaux et internationaux du Tchad en matière de droits humains ».
Si des avancées législatives et institutionnelles ont été enregistrées ces dernières années, la CNDH souligne que la réalité demeure préoccupante pour de nombreux groupes vulnérables. « Malgré des progrès significatifs, certains groupes continuent de faire face à des formes de stigmatisation persistantes et parfois systémiques », note l’organisation.
Selon la Commission, les préjugés liés au genre, au handicap ou encore au statut sérologique continuent d’éloigner certains citoyens des services de santé de base. Par ailleurs, les personnes en situation de handicap, les minorités et autres groupes marginalisés restent sous-représentés dans les secteurs de l’emploi, de l’éducation et au sein des instances décisionnelles.
La situation des femmes et des filles suscite également une vive inquiétude. « Elles continuent de subir des discriminations multiples, notamment dans l’accès aux ressources, à la justice et aux opportunités économiques, ce qui renforce leur précarité », déplore la CNDH.
Réaffirmant sa détermination à œuvrer pour un Tchad « Zéro Discrimination », la Commission exhorte le gouvernement à « poursuivre et renforcer les réformes législatives et institutionnelles visant à garantir une protection effective » tout en assurant l’application rigoureuse des textes existants.
Elle invite enfin les secteurs public et privé à intégrer le principe d’équité dans leurs politiques de recrutement. La société civile et les médias sont, quant à eux, appelés à intensifier la sensibilisation afin de transformer durablement les mentalités et de promouvoir une culture de tolérance et de respect mutuel.



