À Koumra, le Conseil national des jeunes du Tchad (CNJT), section provinciale du Mandoul, a organisé, le 1er octobre 2026, une cérémonie de remise de kits scolaires à des enfants vulnérables et à des filles-mères. L’activité, qui s’est déroulée au centre culturel Don Champagnat, a également bénéficié à des enfants accompagnés par l’association « La Voix des sans voix ».
Dans le cadre de ses actions en faveur de la jeunesse et des personnes vulnérables, le Conseil national des jeunes du Tchad, section du Mandoul, a procédé à la remise de kits scolaires à plusieurs enfants en situation de vulnérabilité ainsi qu’à des filles-mères de Koumra. Parmi les bénéficiaires figurent des enfants pris en charge par l’association « La Voix des sans voix ».
Pour l’association, cette initiative constitue un soutien important à la scolarisation des enfants issus de familles défavorisées. Elle représente également une source d’espoir pour certaines filles-mères qui n’avaient jamais eu l’occasion d’aller à l’école.
Interrogé par Le Pays, le coordonnateur de « La Voix des sans voix », Robmadje Ismaël, explique que son engagement en faveur des enfants vulnérables est lié à son propre parcours. « Je suis également un orphelin de père et de mère. J’ai grandi à l’orphelinat Betsalel de Koumra. Après avoir terminé mon parcours scolaire et universitaire, j’ai compris que ma mission était aussi d’aider d’autres enfants orphelins et vulnérables », témoigne-t-il.
Créée en 2017, l’association « La Voix des sans voix » intervient dans plusieurs domaines en faveur des enfants et des personnes vulnérables. Elle assure notamment la protection des enfants, leur accompagnement psychologique, la sensibilisation, l’appui à la scolarisation ainsi que l’organisation d’activités récréatives. Elle œuvre également à leur accompagnement social et spirituel afin de contribuer à leur épanouissement et à leur intégration future dans la société.
Selon Robmadje Ismaël, les difficultés auxquelles sont confrontés ces enfants sont multiples. Certains ont perdu très tôt leur père ou leur mère, tandis que d’autres ont vécu la séparation de leurs parents. D’autres encore vivent avec leurs deux parents, mais dans des conditions économiques si difficiles qu’ils ne peuvent pas fréquenter régulièrement l’école. « Certains enfants sont obligés de vendre des produits pour pouvoir s’inscrire à l’école. Parfois, ils viennent seulement deux ou trois jours et disent qu’ils ont faim et qu’ils ne peuvent pas continuer », souligne le coordonnateur.
La vulnérabilité concerne également des enfants vivant avec un handicap, notamment des déficiences auditives ou motrices. L’association indique ainsi avoir choisi d’accompagner les personnes vulnérables sans distinction, notamment les enfants, les personnes handicapées et les filles-mères.
Dans ce contexte, la remise des kits scolaires constitue un appui concret pour permettre aux bénéficiaires de reprendre ou de poursuivre leur scolarité dans de meilleures conditions. Pour les filles-mères en particulier, cette initiative ouvre une nouvelle perspective.
Robmadje Ismaël a salué l’engagement du coordonnateur provincial du CNJT du Mandoul, Amine Tomalbaye, ainsi que l’appui des personnes ayant contribué à cette action. « On ne pensait pas que des filles-mères pourraient bénéficier de kits scolaires et retrouver l’espoir de repartir à l’école », affirme-t-il.
Pour « La Voix des sans voix », cette initiative démontre l’importance de la collaboration entre les organisations de jeunesse et les structures engagées auprès des personnes vulnérables. Elle constitue également un encouragement à poursuivre les efforts en faveur de la scolarisation et de la protection des enfants dans la province du Mandoul.
Amadjibeye Prosper


