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Ebola : deux décès au Kenya et un premier cas au Nigeria

Ebola : deux décès au Kenya et un premier cas au Nigeria 1

L’épidémie de maladie à virus Ebola, déclarée en mai 2026 en République démocratique du Congo (RDC), gagne du terrain et suscite des inquiétudes sanitaires à l’échelle du continent. Le Kenya a annoncé, le 23 octobre, un deuxième décès lié à l’épidémie, tandis que le Nigeria a confirmé un premier cas. Face à cette propagation géographique,

Au Kenya, neuf cas ont été recensés, dont deux décès selon le bilan annoncé le 23 octobre par les autorités nationales. La deuxième victime est une femme de 65 ans, apparentée au premier patient décédé et placée en quarantaine. Sept patients restent pris en charge dans deux centres d’isolement. Les autorités indiquent toutefois qu’aucune transmission communautaire n’a été mise en évidence à ce stade. Les 135 personnes identifiées comme contacts ont été retracées et placées sous surveillance.

Au Nigeria, un premier cas a été confirmé le 20 octobre à Abuja, la capitale fédérale. La patiente, arrivée d’Ouganda, a été placée en isolement et reçoit des soins. Les autorités sanitaires ont identifié 44 contacts et poursuivent les investigations afin de déterminer les circonstances de la contamination.

La RDC reste l’épicentre de l’épidémie. Au 20 octobre, le pays comptabilisait 9 704 cas confirmés et 4 687 décès, selon L’Organisation mondiale de la santé (OMS). La maladie touche 66 zones de santé réparties dans huit provinces. La létalité brute atteint 48,3 %, un niveau qui témoigne de la gravité de cette flambée épidémique. L’OMS  relève notamment les difficultés liées au repérage précoce des malades et à l’accès rapide aux soins.

L’épidémie est provoquée par le virus Bundibugyo, une espèce du virus Ebola pour laquelle aucun vaccin ni traitement spécifique homologué n’est actuellement disponible.

Face au risque de propagation transfrontalière, les autorités sanitaires appellent à une vigilance accrue, notamment dans les aéroports, les centres de santé et les communautés. L’OMS recommande de privilégier la surveillance épidémiologique, le dépistage et la coopération entre États plutôt que des restrictions générales de voyage ou de commerce.

E.K