Mortordé Djimrangar Clément, connu sous le nom de « Klems », est décédé le jeudi 15 octobre 2026 à N’Djaména, des suites d’une maladie. Né le 16 mars 1985, le journaliste, communicant, maître de cérémonie, entrepreneur culturel et acteur associatif a été conduit à sa dernière demeure ce vendredi 23 octobre 2026, à Toukra, après une cérémonie religieuse à la paroisse Sainte Félicité & Perpétue d’Atrone II.
Professionnel tchadien des médias et de l’événementiel, Mortordé Clément était reconnu pour son éloquence, son dynamisme et son sens des relations humaines. Entrepreneur culturel et maître de cérémonie apprécié, il était le fondateur de Klems Events, une structure spécialisée dans l’animation et l’organisation événementielle. Il a également créé le Ballet Junior, un groupe de danse traditionnelle engagé dans la valorisation du patrimoine culturel tchadien.
Titulaire d’un master en philosophie et psychologie de l’éducation, il a notamment étudié à l’Université catholique d’Afrique centrale (Ucac), à Yaoundé, au Cameroun. En 2012, il a également suivi une formation à Rome, en Italie.
Sa carrière médiatique l’a conduit à exercer pendant deux ans à Electron TV, puis cinq ans à Toumaï TV. Il a également collaboré avec Radio Arc-en-ciel et Mandela FM. Son parcours professionnel s’est poursuivi dans le domaine de la communication institutionnelle. De janvier 2024 jusqu’à son décès, il occupait le poste de chargé de communication à la Société de raffinage de N’Djaména (Nrc), à Djarmaya.
Chrétien catholique, Mortordé Djimrangar Clément a reçu le baptême et fait sa première communion le 30 mai 1997 à la paroisse Saint-Paul de Kabalaye. Il y a également reçu le sacrement de confirmation le 30 mars 1999.
Très tôt engagé dans le mouvement Komkogui à Kabalaye, il a participé activement à la vie de l’Église. Membre des paroisses Saint-Paul de Kabalaye et de la Cathédrale, il s’investissait également dans les activités de la chorale. Il appartenait par ailleurs à la Fraternité Saint-Augustin et à l’Association des anciens Komkogui (ADAK), témoignant ainsi de son attachement à la foi chrétienne et à la vie communautaire
Parents, amis, connaissances, collègues et confrères journalistes, ainsi que les orphelins auxquels il était profondément attaché, se sont mobilisés pour lui rendre un dernier hommage et témoigner de l’homme qu’il était. Parmi les témoignages les plus émouvants figure celui de son petit frère, Jean-Paul Djimrangar, qui a évoqué le lien particulier qui les unissait : « Lui, c’est moi, et moi, c’est lui. Après le décès de maman, Clément me disait : “Nous ne pourrons pas tout faire pour ces orphelins, mais nous allons les combler d’amour et nous sacrifier pour leur éducation.” Les mots ne suffiront jamais pour exprimer tout ce qu’il a été pour moi. Mon jumeau, ton amour et tes sacrifices resteront à jamais gravés dans mon cœur », a-t-il confié.
Après les différents témoignages, la dépouille a été acheminée vers la paroisse Sainte Félicité & Perpétue d’Atrone II, où une messe a été célébrée en sa mémoire. Au cours de la célébration, les cantiques ont été entonnés, des témoignages des différents groupes de la paroisse et enfin des prières ont été élevées pour le repos de son âme, notamment cette supplication prononcée par le prête : « Si la faiblesse humaine l’a souillé, que ta tendresse lui pardonne et le purifie par le Christ notre Seigneur. Dans ta grande miséricorde, pardonne-lui ses fautes, purifie-le de toute imperfection et accueille-le dans la paix de ton royaume. Qu’il contemple éternellement la lumière de ton visage dans la communion des saints et la joie de la résurrection. »
À l’issue de la messe, le corps a été conduit à Toukra, où il repose désormais.
Homme de foi, de conviction et d’engagement, Mortordé Djimrangar Clément laisse le souvenir d’un homme généreux, souriant, disponible et passionné.
Rahila Biassou Til-ndecka


