Le Tchad entend jouer un rôle dans la poursuite du processus de paix en République centrafricaine. Selon Africa Intelligence, les dirigeants de trois groupes rebelles centrafricains pourraient regagner Bangui en novembre, dans le cadre des démarches menées par les autorités tchadiennes.Parmi eux figure Mahamat al-Khatim, chef du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), qui espérerait obtenir une représentation au sein du gouvernement centrafricain.
Ce projet de retour s’inscrit dans la continuité des démarches engagées depuis 2025 entre Bangui, les groupes armés et N’Djamena. En novembre 2025, Mahamat al-Khatim avait signé à N’Djamena un accord avec le gouvernement centrafricain, s’engageant notamment à mettre fin aux hostilités, à respecter l’intégrité territoriale du pays et à participer au processus de désarmement et de démobilisation du MPC.
Mais plusieurs mois après cet accord, le chef du MPC se trouvait toujours à N’Djamena. Africa Intelligence rapportait en avril 2026 que son retour en Centrafrique restait en suspens malgré l’accord de paix conclu avec Bangui.
Le Tchad avait déjà facilité en 2025 les négociations entre le gouvernement centrafricain et plusieurs groupes armés. En juillet de la même année, Bangui et les mouvements 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation) et UPC (Union pour la paix en Centrafrique) avaient signé à N’Djamena des accords prévoyant notamment la cessation des hostilités, le désarmement et la réinsertion des combattants.
Cette médiation avait également débouché sur le retour annoncé à Bangui des chefs de ces deux groupes, Ali Darassa pour l’UPC et Oumar Abdel Kader, alias Sembé Bobo, pour les 3R.


