Environnement

COP17 : Le Tchad porte sa voix en Mongolie pour restaurer les terres et lutter contre la désertification

COP17 : Le Tchad porte sa voix en Mongolie pour restaurer les terres et lutter contre la désertification 1

Le Tchad participe aux travaux de la 17ᵉ Conférence des Parties (COP17) consacrée à la lutte contre la désertification, qui se déroule à Oulan-Bator, en Mongolie. À la tête de la délégation tchadienne, le ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, Hassan Bakhit Djamous, a pris part à la cérémonie d’ouverture du Segment de haut niveau de cette rencontre internationale.

Placée sous le thème « Restaurer les terres. Restaurer l’espoir. », la COP17 met l’accent sur la dégradation des terres, la désertification et la restauration des écosystèmes. Des problématiques particulièrement préoccupantes pour les pays sahéliens, dont le Tchad, confronté aux effets du changement climatique, à la dégradation des sols et à la pression croissante sur les ressources naturelles.

La Grande Muraille Verte, un levier majeur

La participation tchadienne s’inscrit notamment dans la dynamique de la Grande Muraille Verte, initiative considérée comme un instrument important de restauration des terres dégradées et de lutte contre la désertification.

Pour le Tchad, les enjeux dépassent la seule protection de l’environnement. Restaurer les terres, c’est également préserver les moyens de subsistance des populations rurales, améliorer leur résilience face aux changements climatiques et contribuer à la sécurité alimentaire.

À Oulan-Bator, la délégation tchadienne entend ainsi défendre la nécessité d’actions concrètes et durables en faveur des communautés les plus exposées aux conséquences de la dégradation des terres.

Le défi du financement

La COP17 constitue également une opportunité pour le Tchad de renforcer ses partenariats internationaux et de mobiliser davantage de financements en faveur des programmes de restauration des terres.

Dans un contexte où la désertification affecte directement les activités agricoles et pastorales, la question constitue à la fois un enjeu environnemental, économique, social et de développement. Le pays appelle ainsi à des engagements politiques plus forts, accompagnés de ressources financières et de partenariats permettant de transformer les orientations internationales en réalisations concrètes sur le terrain.

La conférence est organisée avec l’appui de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) à travers le programme CCMD, financé par Udenrigsministeriet.

La présence du ministre Hassan Bakhit Djamous à cette COP17 traduit la volonté du Tchad de défendre ses priorités environnementales sur la scène internationale et de contribuer aux efforts mondiaux visant à restaurer les terres dégradées.

À travers cette participation, le Tchad réaffirme son engagement en faveur d’une gestion durable des ressources naturelles, de la restauration des écosystèmes et de la construction d’un avenir plus résilient pour les populations face aux défis climatiques.

Amadjibeye Prosper