À travers un communiqué publié le 3 juillet 2026, le ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’Étranger a rejeté les accusations impliquant le Tchad dans un supposé projet de déstabilisation de la République centrafricaine. Le gouvernement Tchadien dénonce une « campagne de désinformation » destinée à ternir son image et à fragiliser ses relations avec Bangui.
Le ministère des Affaires étrangères indique avoir pris connaissance, « avec étonnement et indignation », des allégations relayées par « certaines officines politico-médiatiques et sur les réseaux sociaux », qui cherchent à associer le Tchad à un prétendu complot contre la République centrafricaine. « Le Gouvernement de la République du Tchad dément avec la plus grande fermeté ces accusations outrageantes », souligne le communiqué.
Selon les autorités, ces accusations s’inscrivent dans une campagne visant à « discréditer le Tchad, altérer ses excellentes relations avec la République centrafricaine et semer la méfiance entre les peuples frères africains ».
Le gouvernement tchadien réaffirme qu’il « n’a jamais été, n’est pas et ne sera jamais partie prenante à une quelconque entreprise subversive dirigée contre un État frère ». Il rappelle que sa politique étrangère repose sur le respect de la souveraineté des États, de leur intégrité territoriale et du principe de non-ingérence, conformément à la Charte des Nations unies, à l’Acte constitutif de l’Union africaine et aux textes de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC).
Le ministère met également en avant les relations entretenues entre le président Mahamat Idriss Déby Itno et ses homologues africains, en particulier ceux de la République centrafricaine et des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). Selon le communiqué, ce dialogue politique permanent repose sur « la confiance et la volonté commune de promouvoir la paix, la sécurité et le développement », ajoutant que « les actes en la matière sont plus parlants que les rumeurs malveillantes ».
Par ailleurs, les autorités tchadiennes rejettent les spéculations établissant un lien entre ces accusations et l’évolution des relations entre le Tchad et la France. Elles assurent que le renforcement de ce partenariat, ainsi que des relations avec d’autres partenaires, s’effectue « dans la plus grande transparence, dans le respect mutuel, l’égalité souveraine et la promotion d’intérêts communs ».
Le ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’Étranger condamne « avec la plus grande fermeté ces manœuvres de désinformation » et appelle leurs auteurs à la responsabilité. Il invite également les médias, les acteurs politiques et les utilisateurs des réseaux sociaux à privilégier « les faits établis, les sources officielles et un traitement rigoureux de l’information ».



