Parents, amis, collègues ainsi que les autorités traditionnelles et administratives sont venus nombreux lui rendre un dernier hommage ce mardi au stade d’Habbéna. Le regretté défenseur tradipraticien, Mbaitissem Khamis, est décédé le 12 juin 2026 à N’Djamena des suites d’une maladie.
Consultant dans plusieurs émissions de santé en langue locale diffusées sur les radios de la capitale et de certaines provinces, il avait donné le meilleur de lui-même, avec tout son cœur et sa générosité. Aujourd’hui, les témoignages bouleversants des patients affluent : pour beaucoup, ses mots et ses soins ont été un véritable chemin vers la guérison.
Son départ soudain laisse un vide immense et une absence douloureuse.
Selon Ousmane Ouabadé, l’un des consultants des tradipraticiens, qui n’a pu contenir ses larmes et son émotion : « C’est une perte pour les patients et pour leur confédération. Son temps, son leadership et son énergie ont été consacrés au bien-être des populations. La définition claire du rôle des tradipraticiens était son combat », souligne-t-il.
Pour Mbaigolmem Sébastien son cousin et compagnon, a indiqué que feu khamis a hérité la médecine traditionnelle de ses ancêtres. Il appelle les autres à transmettre les savoirs dans ce domaine aux générations futures et non de les conserver.
Les autorités du ministère de la Santé reconnaissent également son apport incommensurable dans le domaine de la médecine traditionnelle, notamment dans la préservation des connaissances ancestrales. Son décès est une perte pour tous.
Le titre de Grand Maître des tradipraticiens du Tchad lui a été décerné à titre posthume par ses collègues membres des organisations de tradipraticiens.
Mbaitissem Khamis, président de la Confédération nationale des tradipraticiens du Tchad, père de huit enfants, était né en 1976 à Mbalkabra, dans le Logone Occidental. Son corps, exposé ce matin du 16 juin 2026, sera transféré à Mbalkabra pour y être inhumé. Paix à son âme.



