Religion

Tabaski : Cheikh Al-Amir Ousmane appelle à « cultiver l’amour et la tolérance »

Tabaski : Cheikh Al-Amir Ousmane appelle à « cultiver l’amour et la tolérance » 1

À l’instar de la communauté internationale, les fidèles musulmans du Tchad s’apprêtent à célébrer demain, mercredi 27 mai, la fête de la Tabaski (Aïd el-Kebir). Ce moment fort de la vie religieuse, placé sous le signe de la foi, du sacrifice et du partage, a fait l’objet d’un entretien exclusif accordé à notre rédaction par Cheikh Al Amir Ousmane Abdou Baraka, fondateur du Complexe Manarat Al Islam de Mabrouka (Manda 1) à Sarh. L’occasion pour le leader spirituel d’en rappeler le sens profond et d’adresser un message de paix aux populations.

Dans la tradition islamique, la Tabaski commémore l’épreuve du prophète Ibrahim (Abraham). Mis au défi par Allah qui lui demandait en songe de sacrifier son fils Ismaïl afin d’éprouver sa foi, le prophète accepta cette épreuve avec une sincérité absolue. Au moment ultime du sacrifice, Allah remplaça finalement l’enfant par un bélier, symbole de miséricorde divine et d’acceptation de la foi.

Pour le Cheikh Al-Amir Ousmane Abdou Baraka, cette fête demeure un exemple parfait d’obéissance et de soumission à Allah. «  La Tabaski représente pour la communauté musulmane un exemple d’obéissance du prophète Ibrahim, le père des croyants. Devant la fermeté de sa foi et celle de son fils, Allah a substitué un bélier à l’enfant », rappelle-t-il.

Profitant de cette occasion, le responsable religieux a adressé ses vœux à la Oumma islamique, avec une pensée particulière pour ses compatriotes. « À l’occasion de cette fête bénie, j’adresse mes meilleurs vœux à tous les fidèles musulmans du monde et, plus spécifiquement, à ceux du Tchad. », a-t-il déclaré.

Au-delà de la piété rituelle, le leader spirituel a insisté sur l’urgence de cultiver le pardon, la tolérance et l’amour au sein des communautés pour consolider le tissu social.

Il a conclu son propos en exhortant les croyants à faire preuve de générosité envers les plus démunis, mais aussi d’ouverture envers les autres confessions religieuses, érigeant ainsi le partage en pilier du vivre-ensemble au Tchad.

Amadjibeye Prosper