Le Président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, le Secrétaire général des Nations unies António Guterres et le Président français Emmanuel Macron se sont entretenus le 13 mai 2026 au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba.
Ces consultations informelles ont porté sur plusieurs questions africaines et internationales jugées prioritaires dans un contexte mondial marqué par la multiplication des crises.
Les trois dirigeants ont relevé une convergence de vues sur la nécessité de renforcer la coopération internationale face aux défis actuels.
Ils ont réaffirmé leur attachement au multilatéralisme comme cadre essentiel de réponse aux enjeux de paix et de sécurité, de développement durable et de stabilité économique.
L’importance d’un système international plus équilibré et plus inclusif a également été soulignée.
Gouvernance mondiale et représentation africaine
Les échanges ont mis en avant la question de la gouvernance internationale, avec un accent particulier sur la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies.
Les dirigeants ont reconnu la nécessité d’une meilleure représentation de l’Afrique, conformément au Consensus d’Ezulwini et à la Déclaration de Syrte.
Cette position s’inscrit dans les revendications constantes des États africains en faveur d’un système multilatéral plus représentatif.
Paix et sécurité : le rôle central de la résolution 2719
La mise en œuvre de la résolution 2719 (2023) du Conseil de sécurité a occupé une place importante dans les discussions.
Ce texte est considéré comme une avancée majeure pour le financement des opérations africaines de soutien à la paix.
Les trois parties ont réaffirmé leur engagement à en assurer une application effective, afin de garantir un financement plus prévisible et durable des missions africaines de paix, tout en respectant les prérogatives du Conseil de sécurité.
Vers une mobilisation accrue de ressources
Les dirigeants sont également convenus de renforcer la mobilisation internationale en faveur des priorités africaines.
Ils envisagent l’organisation d’une conférence dédiée à la mobilisation de ressources du secteur privé pour le Fonds pour la paix de l’Union africaine.
Cette rencontre pourrait se tenir à Paris avant la fin de l’année 2026, dans l’objectif de soutenir les mécanismes africains de prévention et de gestion des conflits.
Crises internationales et impacts sur l’Afrique
Les échanges ont aussi porté sur la situation au Moyen-Orient et ses répercussions globales.
Les dirigeants ont réaffirmé leur attachement aux principes de la Charte des Nations unies, notamment le respect de la souveraineté des États et le règlement pacifique des différends.
Ils ont exprimé leur préoccupation face aux conséquences économiques et alimentaires du conflit sur les pays africains.
Sécurité alimentaire et vulnérabilités économiques
Les discussions ont mis en lumière les risques liés à la perturbation des chaînes d’approvisionnement en hydrocarbures et en engrais.
Ces tensions pourraient affecter la sécurité alimentaire, les équilibres macroéconomiques et la stabilité sociale de plusieurs États africains vulnérables.
Les trois dirigeants ont appelé à un renforcement de la solidarité internationale et à des mesures d’urgence coordonnées sous conduite africaine.
Une dynamique de coopération réaffirmée
En conclusion, les trois responsables ont réaffirmé leur volonté de promouvoir des réponses collectives, solidaires et durables aux défis de paix, de sécurité et de développement.
Cette dynamique vise à renforcer la coopération entre l’Union africaine, les Nations unies et les partenaires internationaux, dans un contexte mondial en constante recomposition.
