A Bamako et Kati, fief de la junte malienne, les populations ont vécu deux jours de combats intenses entre l’armée et des djihadistes alliés à des séparatistes touaregs.
Le ministre de la Défense, Sadio Camara, a été tué. Le silence du général Assimi Goïta, chef de la junte, qui n’a pas été vu depuis le début des hostilités, alimente les interrogations.
Selon l’AFP, le Mali est plongé « dans une situation sécuritaire critique » après une série d’attaques coordonnées, sans précédent, menées samedi contre des positions stratégiques de la junte par les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM, allié à Al-Qaïda) et la rébellion indépendantiste touareg du Front de libération de l’Azawad (FLA).
L’agence rapporte qu’aucun tir n’a été entendu lundi à Kati, où les affrontements faisaient encore rage la veille. Des carcasses de véhicules calcinés et des impacts de balles restaient visibles, témoignant de la violence des combats.



