Les armées israélienne et américaine ont lancé, ce samedi 28 février, une série de frappes coordonnées contre l’Iran, visant plusieurs sites stratégiques à Téhéran, Qom, Ispahan et Tabriz.
Selon le américain président Donald Trump, cette offensive vise à « éliminer des menaces imminentes ». « Nous allons détruire leurs missiles et anéantir leur industrie balistique. Elle sera, une fois de plus, totalement détruite. Nous allons anéantir leur marine », a-t-il déclaré.
État d’alerte général au Moyen-Orient
Conséquence immédiate de ces frappes , les ambassades des États-Unis au Qatar, à Bahreïn, aux Émirats arabes unis et en Jordanie ont ordonné le confinement de leur personnel. À Bahreïn, quartier général de la Ve flotte américaine, les sirènes d’urgence ont retenti une partie de la matinée. En parallèle, de nombreuses chancelleries ont exhorté leurs ressortissants présents dans la zone à se mettre à l’abri.
Un appel au renversement du régime
Dans un message vidéo, Donald Trump a exhorté les Iraniens à « prendre le pouvoir » une fois les opérations militaires achevées. « Quand nous aurons terminé, emparez-vous du pouvoir. Ce sera à vous de le faire. Cela sera certainement votre seule chance pour des générations à venir », a-t-il affirmé.
Depuis son exil aux États-Unis, Reza Pahlavi, fils du dernier chah d’Iran, a salué l’action conjointe de Washington et de Tel-Aviv, se disant confiant en une victoire prochaine contre la République islamique.
Réactions à l’international
L’Union européenne a jugé la situation « périlleuse » et appelé à la protection des civils. Sa présidente, Ursula von der Leyen, a plaidé pour « une retenue maximale », soulignant que la sûreté nucléaire demeure « cruciale ».
L’Organisation des Nations unies a déploré les frappes et appelé « toutes les parties à la raison ». La Croix-Rouge redoute pour sa part « une réaction en chaîne dangereuse ».
Plus réactive encore, l’Union africaine a exhorté à une « désescalade urgente » afin d’éviter « d’aggraver l’instabilité mondiale ».
À Londres, les autorités britanniques ont fait savoir qu’elles ne souhaitaient pas voir la situation « dégénérer en conflit régional plus large ». La Norvège a regretté l’échec des négociations diplomatiques et dénoncé des frappes qu’elle juge « non conformes » au droit international. La Tchéquie a, de son côté, affirmé soutenir « ses alliés » en raison du programme nucléaire iranien.
L’Arabie saoudite a condamné « l’agression iranienne » contre les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et la Jordanie. L’Australie a exprimé son soutien à l’action américaine pour empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire. La diplomatie ukrainienne a estimé que « la violence et l’arbitraire du régime iranien » étaient « à l’origine des événements actuels ».
Enfin, l’ancien président russe Dmitri Medvedev a dénoncé ce qu’il qualifie de « vrai visage » des États-Unis, illustrant la polarisation croissante de la communauté internationale face à cette nouvelle crise majeure au Moyen-Orient.


