Le 28 février 2024, le Président du Parti socialiste sans frontière, Yaya Dillo, retranché au siège de son parti, a été tué après l’assaut de la garde Républicaine. Malgré les promesses d’une enquête indépendante, la justice n’a pas été faite. Sa famille biologique et politique attendent toujours.
Selon le gouvernement, Yaya Dillo est accusé d’avoir attaqué, dans la nuit de mardi à mercredi précédent sa mort, les locaux des services de renseignements, après l’arrestation d’un de ses partisans pour « tentative d’assassinat contre le président de la Cour suprême ». Le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement de l’époque, Abderaman Koulamallah avait précisé que « Yaya Dillo est mort là où il s’était retranché, au siège de son parti. Il n’a pas voulu se rendre et a tiré sur les forces de l’ordre ».
Sur sa page Facebook Ousmane Dillo, se rappelle de cette date. «Les 27 et 28 février marquent des dates tristes pour le Tchad. Mon cher grand frère Yaya Dillo, ainsi que mes chers petits frères Chérif et Abdraman, vous avez été exécutés lâchement, en plein jour, en pleine capitale, à l’intérieur de votre siège, au vu et au su du monde entier, resté impuissant », écrit-il. Ousmane Dillo promet que justice sera faite. « Je réitère que votre exécution ne sera jamais vaine et que justice vous sera rendue. Tant que je vivrai et respirerai, je ferai tout pour que ces criminels répondent de leurs actes et de leurs crimes », promet-il.
Pour Ousmane Dillo, il est impératif que la famille biologique suive la ligne directrice tracée et que la famille politique du défunt agisse strictement dans le cadre défini par votre feu leader. « Ceux qui agissent autrement le font sous leur seule responsabilité et leurs actes n’ont aucun effet sur les décisions de la famille biologique et politique », précise-t-il. « Restez unis, soudés et fidèles à la mémoire de votre leader. Que personne ne la marchande, car le défunt n’a pas de prix », rappelle Ousmane Dillo.


