Lors d’un point de presse tenu le vendredi 20 février 2026, le Gouvernement a exprimé sa « vive préoccupation » face au mouvement de grève lancé par la section provinciale de N’Djamena du Syndicat des Enseignants du Tchad (SET). Les autorités dénoncent une initiative prise « sans préavis », survenue en pleine phase de négociations, et menacent les grévistes de suspensions de salaires.
Selon le gouvernement, alors que des pourparlers sont en cours pour réviser le statut particulier des enseignants d’ici le 3 avril 2026, la section locale du SET a décidé de paralyser les cours du 16 au 28 février. L’Exécutif juge ce mouvement « inopportun » et fustige une « politisation » du syndicat, citant l’influence de figures politiques d’opposition lors des assemblées générales.
Le Gouvernement Tchadien a rappelé l’application stricte de la loi n°032 de 2016 : les journées de grève ne seront pas rémunérées. « Les salaires des journées non prestées sont à la charge des syndicats initiateurs », a-t-il précisé, tenant la section SET de N’Djamena pour responsable des conséquences de ce débrayage.
Tout en réaffirmant son attachement au dialogue avec le bureau national du SET, le Gouvernement appelle à la reprise immédiate des cours afin de garantir le « droit fondamental à l’éducation ».


