Les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), le Mali, le Burkina Faso et le Niger, ont annoncé l’instauration de strictes restrictions d’entrée visant les ressortissants américains. Invoquant le principe de « réciprocité ».
Cette décision fait suite à l’élargissement, le 16 décembre dernier, des restrictions d’entrée aux États-Unis décidées par l’administration américaine. Washington avait alors ciblé les ressortissants de plusieurs pays, dont le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Soudan du Sud, la Syrie, le Laos et la Sierra Leone, ainsi que les Palestiniens, au nom de la « protection de la sécurité nationale ».
En réponse, les ministères des Affaires étrangères du Mali et du Burkina Faso ont publié des communiqués officiels imposant, avec effet immédiat, des conditions d’entrée identiques à celles subies par leurs propres citoyens aux États-Unis. Le Niger a adopté une position plus radicale : Niamey interdit désormais, de manière totale et définitive, la délivrance de visas ainsi que l’accès au territoire nigérien pour tout citoyen américain.
Malgré la fermeté de ces mesures, les trois gouvernements sahéliens ont laissé entendre que la porte restait ouverte à de futures négociations. Ils réaffirment leur attachement à une diplomatie fondée sur le respect mutuel, l’égalité souveraine et une coopération équitable.
Toutefois, la réalité sur le terrain est sans appel : depuis ce 1er janvier 2026, les voyageurs américains se voient refuser l’accès au Mali, au Niger et au Burkina Faso. Parallèlement, les citoyens de ces trois nations sahéliennes demeurent bannis du territoire américain.
Ces restrictions ne sont pas isolées. Depuis juin dernier, douze autres pays, principalement situés en Afrique et au Moyen-Orient, sont frappés par des mesures similaires de la part de Washington. Parmi eux figurent l’Afghanistan, la Birmanie, le Tchad, le Congo-Brazzaville, la Guinée équatoriale, l’Érythrée, Haïti, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen.



