Ce dimanche 28 décembre 2025, plus de deux millions de Centrafricains sont appelés aux urnes à l’occasion d’un quadruple scrutin inédit dans l’histoire récente du pays. Outre l’élection du président de la République et des députés, les électeurs choisissent également leurs représentants municipaux et régionaux, une première depuis plus de quarante ans.
Le président sortant, Faustin-Archange Touadéra, âgé de 68 ans, aborde ce rendez-vous électoral en position de grand favori. Candidat à sa propre succession après avoir fait adopter une nouvelle Constitution en 2023 (laquelle a supprimé la limitation du nombre de mandats et allongé leur durée de cinq à sept ans ), il brigue officiellement un troisième mandat consécutif.
Parmi les sept candidatures validées par l’Autorité nationale des élections (ANE), deux figures de l’opposition se détachent comme les principaux adversaires du chef de l’État. Anicet-Georges Dologuélé, chef de file de l’opposition et finaliste malheureux des deux précédentes présidentielles, est considéré comme le principal challenger. Il fait face à Henri-Marie Dondra, ancien Premier ministre de Faustin-Archange Touadéra, passé depuis dans l’opposition sous la bannière de l’Union républicaine (UNIR).
Conformément au calendrier électoral, les résultats provisoires de l’élection présidentielle sont attendus pour le 5 janvier 2026, avant leur validation définitive par la Cour constitutionnelle.



