Culture

« Des champs pétroliers au champ de mission » : le « thriller » spirituel du pasteur Jonathan Dionlar

« Des champs pétroliers au champ de mission » : le "thriller" spirituel du pasteur Jonathan Dionlar 1

L’Église Évangélique n°12 de N’Djaména a accueilli, ce week-end, la présentation officielle du premier ouvrage du pasteur Jonathan Dionlar. Intitulé « Des champs pétroliers au champ de mission », ce récit autobiographique  retrace la vie d’un ingénieur prometteur ayant tout quitté pour répondre à l’appel de la foi.

Publié aux Éditions AZ (N’Djaména) et préfacé par le professeur Abel Djerareou, ”Des champs pétroliers au champ de mission”  long de 234 pages se lit comme une « autobiographie romancée ». L’auteur, le pasteur Jonathan Dionlar, y dévoile son parcours atypique, marqué par le renoncement volontaire à une carrière lucrative dans le secteur pétrolier pour embrasser le ministère pastoral. « C’est le témoignage de ce que la souveraineté de Dieu peut accomplir dans la vie d’un homme qu’Il a créé et sauvé », a confié l’auteur lors de la dédicace.

L’ouvrage ”Des champs pétroliers au champ de mission” se structure en deux parties équilibrées et complémentaires. La première partie le Tchad au monde arabe et, réciproquement, les réalités du monde arabe aux Tchadiens.  Elle relate les événements marquants qui ont poussé le technicien pétrolier à abandonner sa carrière pour entreprendre des études théologiques en Jordanie.

La seconde partie, plus intimiste, s’ouvre sur la naissance de sa première fille, survenue quelques jours seulement avant le verrouillage des frontières jordaniennes dû à la pandémie de Covid-19.

Le récit prend une dimension politique et citoyenne dans son huitième chapitre. Le pasteur Jonathan Dionlar y publie l’intégralité d’une adresse mémorable envoyée au Maréchal Idriss Déby Itno en février 2021. Une missive que beaucoup décrive comme une « vérité crue », mais délivrée avec la « sagesse et l’amour d’un fils pour un père dans l’erreur ».

Aujourd’hui, l’homme de foi est aussi un artisan de l’État. Après avoir servi au service de traduction-interprétariat de la Primature sous Succès Masra et Allah-Maye Halina, il consacre son énergie à un projet ambitieux : la création d’une Commission Nationale Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation (CNVJRR).  Pour lui, cette institution est « l’ultime voie pacifique pour sortir le Tchad du gouffre et guérir ses 20 millions d’habitants de leurs traumatismes ».

Mekila  Alain