Dans un article publié ce jour,16 mars 2026, Human Right Watch parle d’une vague d’arrestations par les autorités Sud-soudanaises, des anciens et actuels gestionnaires du secteur pétrolier et financier du pays qui a débuté le 24 février.
Malgré que les causes ne sont pas encore connues, écrit Human Right Watch, « le ministre de l’information Ateny week Ateny a informé aux médias n’ont pas de visées politiques et qu’un comité enquêtait sur des « pratiques financières frauduleuses » ».
Parmi les personnes interpellées, nous avons les anciens ministres des finances, le Dr Bak Barnabas Chol et le Dr Martial Dongrin Ater; l’ancien gouverneur de la banque du Soudan du Sud, Moses Makur Deng Manguak; l’ancien directeur de la sécurité au ministère du pétrole, le général de division Manasseh Machar Bol; l’ancien sous-secrétaire du pétrole Deng Lual WOL et ancien commissaire général de l’Autorité des recettes du Soudan du Sud Simon Akue. Les autorités ont aussi arrêté l’homme d’affaires Bol Abuk kuanyin Bol.
Parmi eux, poursuit Human Right Watch, six sont détenus au siège des services de sécurité nationale à Juba, connu comme un lieu d’abus sur les détenus et un est à résidence surveillée. Ces arrestations avaient été menées par un comité dirigé par le ministère de l’intérieur. Cependant, le rôle du Bureau du vérificateur général et la commission anti-corruption, deux organes mandates pour ce service mais manqués d’indépendance et d’un sous-financement chronique, reste flou.
Human Right Watch constate que la corruption au sein du gouvernement sud-soudanais est endémique et impacte négativement le peuple sur le plan éducatif, sanitaire et salariale. « En revanche, la lutte anti-corruption, bien que hautement indispensable, soit crédible, les autorités doivent s’attaquer à la corruption sous toutes ses formes dans la plupart des institutions au Soudan du Sud, en garantissant la transparence et le respect des droits fondamentaux de toutes les parties prenantes », relève l’Ong.
Mékila Alain



