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FM Liberté outille ses journalistes pour une couverture des conflits sensibles

FM Liberté outille ses journalistes pour une couverture des conflits sensibles 1

L’atelier de renforcement des capacités organisé par la Radio FM Liberté à l’intention de ses journalistes, correspondants et points focaux a pris fin cet après-midi. Placée sous le thème « Journalisme sensible aux conflits », cette session s’inscrit dans la phase 3 du projet de promotion des droits humains par la radio.

Du 17 au 19 février, les participants ont bénéficié de trois jours d’échanges intensifs, de partages d’expériences et d’apprentissages pratiques. Les travaux ont porté sur des thématiques majeures telles que les dynamiques des conflits, la paix et la sécurité, les violences structurelles et culturelles, ainsi que les phénomènes de manipulation et de désinformation. Des travaux en sous-groupes ont permis d’approfondir les notions abordées et de proposer des approches adaptées au contexte local.

La cérémonie de clôture a été marquée par la lecture des résolutions des participants par leur représentant, Mbaïwanodji Adrien, correspondant de Moundou. Les bénéficiaires se sont engagés à mettre en pratique les acquis de la formation, à respecter le code d’éthique et de déontologie du journaliste tchadien, à analyser et maîtriser leurs communications en période de conflit, et à se positionner comme acteurs de paix. Ils ont également réaffirmé leur volonté de produire une information exacte, impartiale, responsable et fiable.

Représentant le Coordinateur général de la Radio FM Liberté, le Coordinateur de programme, Allah-Issem Anges, a salué l’engagement et le professionnalisme des participants. Il les a par ailleurs exhortés à faire preuve d’objectivité et surtout de responsabilité sociale dans le traitement de l’information.

Selon lui, l’objectivité seule ne suffit pas en période de tension. Il a ainsi invité les journalistes à être des acteurs qui éclairent l’opinion plutôt que de contribuer à attiser les conflits : « Je vous exorte donc à garder en mémoire que l’objectivité ne suffit pas, il faut aussi la responsabilité et surtout la responsabilité sociale. Une information vérifiée mais mal contextualisée peut mettre le feu au poudre. Soyez ceux qui éclairent et non quo enflamment.  »

De son côté, le Rapporteur général de la HAMA, Laro Gondjé, a encouragé les professionnels des médias à exploiter pleinement les modules reçus afin de mieux prévenir et gérer les conflits avec rigueur et professionnalisme. Il s’est dit convaincu que cet atelier contribuera à renforcer leur capacité à diffuser des informations équilibrées, susceptibles d’atténuer les effets sociaux, économiques, culturels et politiques des crises.

À l’issue de la formation, plusieurs participants ont exprimé leur satisfaction. Ils estiment désormais disposer d’outils concrets pour promouvoir un journalisme de paix, équilibrer l’information en période de crise et adopter une approche plus humaine dans le traitement des sujets sensibles :  » Depuis longtemps, on règle des conflits dans nos milieux à raison ou à tort puisque nous ne connaissons pas des méthodes respectives. Actuellement, nous sommes armés, outillés et chacun connaît sa fonction  » a déclaré un participant.

Pour eux, cette session marque une étape importante vers une pratique médiatique plus responsable, orientée vers la consolidation de la paix dans leurs différentes localités.

Rahila Biassou Til-ndecka, stagiaire