Au lendemain de l’annonce des résultats provisoires créditant le président sortant Faustin-Archange Touadéra de plus de 76 % des voix, le chef de file de l’opposition, Anicet-Georges Dologuélé, a dénoncé un scrutin qu’il qualifie d’« entaché de fraudes massives ». Il exige soit un recomptage intégral des voix, soit l’annulation pure et simple du scrutin.
Selon l’Autorité nationale des élections (ANE), le président sortant Faustin-Archange Touadéra aurait remporté l’élection dès le premier tour avec un score écrasant de plus de 76 % des suffrages, s’ouvrant ainsi la voie à un troisième mandat. Une victoire que l’opposition rejette catégoriquement, la qualifiant de « simulacre électoral ». « Nous rejetons solennellement les résultats proclamés par l’ANE », a déclaré Anicet-Georges Dologuélé lors d’une déclaration publique. « Ce que l’ANE présente comme une victoire n’est rien d’autre qu’une confiscation du vote populaire. Ces résultats violent la loi électorale, la Constitution et, surtout, la volonté du peuple centrafricain », a-t-il martelé.
L’ancien Premier ministre a annoncé son intention de saisir le Conseil constitutionnel afin de contester les résultats. En attendant la proclamation des résultats définitifs, prévue dans le courant du mois, sa ligne de conduite est d’ores et déjà tracée : faire émerger, selon ses termes, « la vérité des urnes ». « Notre combat est clair. Nous exigerons l’annulation de l’ensemble de l’élection présidentielle ou ou l’établissement de la vérité des urnes . La vérité des urnes passe par un recomptage des votes dans tous les bureaux du pays, après l’annulation des procès-verbaux et des formulaires de résultats qui ont été artificiellement fabriqués. », a-t-il ajouté.



