C’est un scrutin déroulé sous haute sécurité, avec la fermeture temporaire des frontières et un déploiement massif des forces de défense pour prévenir tout débordement. Neuf candidats étaient en lice, dont le général Mamadi Doumbouya, président de la transition et largement considéré comme favori. Si le vote s’est globalement déroulé dans le calme, des observateurs ont relevé des disparités dans l’affluence : faible participation dans certaines zones comme Labé, mais forte mobilisation à Kankan et Conakry selon les médias locaux et internationaux.
Cette élection, la première depuis le coup d’État du 5 septembre 2021, symbolise une étape décisive vers le retour à l’ordre constitutionnel. Toutefois, le climat politique reste marqué par des tensions : plusieurs figures de l’opposition ont été écartées du processus, alimentant les critiques sur l’équité du scrutin. Pour beaucoup, ce rendez-vous électoral est à la fois porteur d’espoir de stabilité et révélateur des contradictions d’un pays en quête de démocratie durable. Alors, ce 28 décembre 2025, la Guinée a vécu une journée électorale. Elle marque ainsi la fin de quatre années de transition militaire.



